Enfin la première nuit froide Plus de vents dansants, amollis. L'atmosphère est tendue et roide, Le beau ciel d'argent dépoli Allonge sa paix où se creuse Le puits des étoiles neigeuses. - Va-t-il enfin me protéger, Ce climat soudain sans tendresse, De ton beau visage étranger Sur lequel mon amour s'abaisse Comme ces oeillets las, déteints, Qu'englobent les pleurs du matin ?...
Tous deux ils regardaient, de la haute terrasse, L’Égypte s’endormir sous un ciel étouffant Et le Fleuve, à travers le Delta noir qu’il fend, Vers Bubaste ou Saïs rouler son onde grasse.
Et le Romain sentait sous la lourde cuirasse, Soldat captif berçant le sommeil d’un enfant, Ployer et défaillir sur son cœur triomphant Le corps voluptueux que son étreinte embrasse.
Tournant sa tête pâle entre ses cheveux bruns Vers celui qu’enivraient d’invincibles parfums, Elle tendit sa bouche et ses prunelles claires ;
Et sur elle courbé, l’ardent Imperator Vit dans ses larges yeux étoilés de points d’or Toute une mer immense où fuyaient des galères.
Poèmes de José Maria de Heredia
Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau !
Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain.
Tes yeux, où rien ne se révèle De doux ni d'amer, Sont deux bijoux froids où se mêle L'or avec le fer.
À te voir marcher en cadence, Belle d'abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d'un bâton.
Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant Se balance avec la mollesse D'un jeune éléphant,
Et ton corps se penche et s'allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l'eau.
Comme un flot grossi par la fonte Des glaciers grondants, Quand l'eau de ta bouche remonte Au bord de tes dents,
Je crois boire un vin de Bohême, Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème D'étoiles mon cœur ! [ Le serpent qui danse ] Poèmes de Charles Baudelaire
Quand nous chanterons le temps des cerises, Et gai rossignol, et merle moqueur Seront tous en fête ! Les belles auront la folie en tête Et les amoureux du soleil au cœur ! Quand nous chanterons le temps des cerises Sifflera bien mieux le merle moqueur !
Mais il est bien court, le temps des cerises Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant Des pendants d'oreilles... Cerises d'amour aux robes pareilles, Tombant sous la feuille en gouttes de sang... Mais il est bien court, le temps des cerises, Pendants de corail qu'on cueille en rêvant !
Quand vous en serez au temps des cerises, Si vous avez peur des chagrins d'amour, Evitez les belles ! Moi qui ne crains pas les peines cruelles Je ne vivrai pas sans souffrir un jour... Quand vous en serez au temps des cerises Vous aurez aussi des chagrins d'amour !
J'aimerai toujours le temps des cerises, C'est de ce temps-là que je garde au cœur Une plaie ouverte ! Et dame Fortune, en m'étant offerte Ne saurait jamais calmer ma douleur... J’aimerai toujours le temps des cerises Et le souvenir que je garde au cœur !
Jean-Baptiste Clément (1866) musique de A. Renard
sábado, 13 de novembro de 2010
"Este esqueleto de calafrio"
Comentário de Paul Verlaine sobre a Torre Eiffel
"Esta alta e magra pirâmide de escadas de ferro, esqueleto deselegante e gigante, cuja base parece ser feita para sustentar um formidável monumento de Ciclopes, e que acaba numa ridícula e estreita chaminé de fábrica"
Comentário de Guy de Maupassant sobre a Torre Eiffel
"E se quer que eu lhe diga uma verdade, uma verdade que não encontrará em nenhum livro, creio eu: as únicas mulheres felizes no mundo são aquelas às quais não falte nenhuma carícia.Essas vivem sem preocupações, nem pensamentos torturantes, sem outro desejo senão o do beijo próximo, que será delicioso e calmante como o último beijo."